Soirée du 17 mai

Cher toi,

Ha ce beau soleil de mai qu’on a eu ! Les t-shirts, les barbec’, les ponts… C’est vrai, on ne pense plus qu’à crapahuter dehors, et le Bar de la Fac s’en retrouve moins fréquenté…

Tout de même, ces dernières semaines ont été marquées par la découverte de deux beaux/bons jeux.

Sol, justement. Une île mystérieuse pleine de reliques du Dieu Soleil. Deux équipes, les aventuriers et les conquistadors, prêtes à tout pour se les approprier.

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Vue d’ensemble du scénario. Épique!

Ce jeu, c’est une chasse au trésor ! Chaque personnage a ses caractéristiques. Escalade : hé oui, il va falloir grimper la montagne ! Combat : ça se sent, ça va se fritter, etc… Les joueurs d’une même équipe vont s’entraider pour déloger les reliques et les ramener au bateau pour quitter l’île sans se faire détrousser par l’équipe concurrente. Ce jeu a l’air bourré d’action !

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Sol

Admirez la montagne en 3D et les graphismes cartoon

Je n’ai pas encore eu le plaisir de jouer à Sol, que j’avais lorgné très fort à Histoire de jouer, mais il me tarde.

Et le second, c’est Viticulture. Hé oui, ce jeu nous propose de planter ses vignes, de les récolter, d’en faire du bon vin et d’honorer des commandes.

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Le ballon est de circonstance!

 

Encore un jeu de placement d’ouvriers ? Oui, mais Viticulture se fait remarquer :

  • Une maîtrise des règles plutôt rapide ;
  • Le rythme de jeu, d’abord tranquille, s’accélère d’un seul coup en milieu de partie, rendant la concurrence pour les actions disponibles bien plus féroce, plus encore qu’à Agricola ;
  • Un concept qui épouse le thème du jeu, et qui m’a beaucoup séduit : le vin vieillit ! La qualité du vin produit augmente lors du changement d’année (à chaque tour de jeu) ;
  • Le matériel : de jolies illustrations, mais surtout plein de pions sculptés représentant les structures de votre exploitation viticole ;
  • Franchement, vous n’avez jamais eu envie de faire votre propre champagne ?
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Mon vignoble, mon cellier, ma treille, mes grappes!!

I have no idea what I am doing

Donc deux grappes de raisin rouge et une grappe du raisin blanc, ça fait du champagne?

A ressortir très très vite !

Sinon, en plus classique, j’ai vu passer mardi soir Antarctica. Ce jeu de gestion laisse s’affronter des équipes d’explorateurs polaires cherchant à investir le pôle Sud : installer des scientifiques, créer des bases, exploiter ses richesses. Oui mais voilà, le pôle Sud, c’est gelé ! Ses glaces impénétrables ne fondent qu’une fois exposées au soleil, qui au long de la partie va faire le tour du continent austral. Les zones seront donc débloquées tour à tour, et c’est dans ces zones que l’on effectuera des actions à ce tour.

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La fonte des glaces profite à tous…

Et enfin Sultaniya nous propulse dans l’univers mythique des milles et une nuits.  Chaque architecte construit tour à tour son palais, qu’il souhaite le plus somptueux de tous pour être couvert d’honneur par le sultan. C’est un jeu de placement de tuiles façon Takenoko, où chaque tuile pourra rapporter des points, des avantages… Afin d’accomplir les objectifs attribués en début de jeu. Chaque bâtisseur pourra être aidé des djinns, les esprits du désert, qui lui céderont leurs pouvoirs tant qu’ils seront en sa possession…

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Le même air roublard que le marchand dans Aladdin

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Un palais et les djinns

Voilà pour ce mardi et plus globalement pour ce début de mois de mai. Des 4, je n’ai joué qu’à Viticulture, et je peux vous dire qu’il a un bon goût de reviens-y !

A propos, tu viens mardi ?

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Soirée du 15 mars

Cher toi,

Mardi dernier le bar de la fac était presque plein. Nous avons quand même pu nous caser tous les 8 sur une longue table et ouvrir la soirée spécial Spiel des Jahres !

Spiel des Jahres. A tes souhaits ? Non, les germanophiles l’auront compris, Spiel des Jahres est un prix allemand. Créé en 1978, il récompense tous les ans le ou les meilleurs jeux de l’année. Les jeux distingués sont principalement des jeux familiaux faciles d’accès (meilleur jeu de l’année) mais aussi des jeux plus complexes pour les joueurs aguerris (meilleur jeu pour connaisseurs).

Ce soir là se sont donc côtoyés des jeux de tous les âges arborant le petit logo.

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Ceci n’est pas une serrure

 

Kingdom Builder, Spiel des Jahres 2012, a réuni Pierre, Minh-Huy, Aurélien et Hadil. Chacun d’entre eux a installé ses cités sur les hexagones du plateau modulable, pour gagner les avantages de chaque type de terrain. L’objectif étant de poser un grand nombre de cités, pour étendre son influence, réaliser ses objectifs de victoire et gagner le plus de points de victoire. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce jeu est facile d’accès et assez rapide, à tel point que l’équipe a pu en faire 2 parties consécutives. J’ai d’ailleurs cru comprendre que Minh-Huy s’en était très bien tiré…

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Et au milieu coule une rivière

 

De notre côté, j’ai proposé à Gaël, Nico et Pauline une partie de Catane, Spiel des Jahres 1995. N’ayant pas touché à ce jeu depuis mon adolescence, j’avais hâte d’y rejouer, nostalgie oblige. Le principe ? Coloniser l’île de Catane : bâtir des colonies, des routes et des villes pour accumuler les points de victoire. L’île constituée d’hexagones (encore), chacun ayant un type de terrain différent (encore) et donnant différentes ressources. Chaque terrain porte un chiffre : les joueurs en récoltent les ressources quand ce chiffre sort aux dés, lancés à chaque tour.

 

Et c’est là que le bât blesse. Dans Catane, le placement initial est capital. Planter sa première colonie sur un terrain dont le chiffre sort souvent au dé permet d’accumuler rapidement les ressources et éventuellement faire tourner le commerce en les échangeant avec les autres joueurs. Nico, placé près des chiffres extrêmes, ne gagnait pour ainsi dire aucune ressource. Terrassé par le rouleau compresseur des probabilités, Nico a subi la partie comme on subit un Monopoly quand on a compris qui allait gagner. Je t’assure, c’était pénible à voir.

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Parce que les probas c’est tellement plus joli en couleurs \o/

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Note que les numéros 6 et 8 sont en rouge

Avec Pierre et Benoît, arrivé pile à la fin des premières parties, nous avons fini la soirée sur un Zooloretto, Spiel des Jarhes 2007. Ce jeu est vraiment surprenant. Le thème enfantin endort complètement ta méfiance. Chaque joueur dispose d’un zoo, il doit installer une espèce animale par enclos, l’idéal étant de les remplir sans qu’ils débordent (un animal coincé dans la ménagerie hors de l’enclos, c’est des points négatifs). Avec les autres joueurs, on pioche chacun un animal que l’on pose dans un des 3 camions disponibles, et quand l’assortiment d’un camion te plaît, tu le prends. Oui mais voilà : trop d’espèces animales, et trop peu d’enclos, ou alors trop petits ! Les concurrents trouvent un malin plaisir à charger le camion qui t’intéresse d’espèces animales pas compatibles avec ton zoo, histoire de bien niquer tes enclos remplir ta ménagerie et te faire couler. Et comme ça se joue dans un mouchoir de poche… En fait c’est un excellent jeu d’enfoirés !

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Toi aussi adopte un panda

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Des… euh… bétaillères?

Le reste de la bande s’est pendant ce temps là adonné à une partie de Torres, Spiel des Jarhes 2000. Le bâtisseur du plus beau château se verra hériter de la couronne et du royaume. Rien que ça. Torres a l’air d’être un jeu de placement de tours qui gagnent en hauteur et en importance, où on peut concurrencer ses adversaires en s’approchant de leurs édifices. Avec une limitation lors du jeu : il faut bien compter le nombre d’actions dont on dispose, et parfois ça ralentit le jeu. A un moment on a bien entendu Hadil bougonner mais je ne peux pas trop vous dire pourquoi, moi je galérais à placer mes pandas.

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Torres signifie tours en espagnol. Coïncidence? Je ne pense pas…

Allez, mardi tu viens ? On est bien bien bien bien bien…

Soirée du 5 janvier

Cher toi,

Mardi dernier, épiphanie oblige, la soirée jeux a commencé par le partage entre nous 10 de deux belles galettes des rois. Pomme ou poire chocolat, Luc nous a gentiment épargné la sempiternelle frangipane, par excellence étouffe-chrétien-et-autres-confessions-religieuses.

Et tu sais quoi ? J’ai eu la fève 🙂

Mais bon, Tilman aussi.

Une première tablée s’est lancée dans Gold west, jeu de gestion de ressources et de placement axé sur la ruée vers l’or américaine du XIXème siècle. Dans une région de l’Etat de Californie, les joueurs implantent leurs camps, leurs colonies et pillent les ressources du terrain (bois, pierre cuivre, argent, or selon le type d’hexagone où il est placé). Les points de victoires sont attribués en fonction des ressources brassées et de l’influence de chaque joueur, ce qui incite à être majoritaire sur tel ou tel type de terrain. Cependant, le jeu ne certifie pas qu’aucune communauté indienne n’a été maltraitée pendant la partie.

Est venu ensuite Siggil, jeu de cartes aux illustrations léchées et aux dimensions mystiques. Les cartes sont disposées sur la table, partiellement superposées et alternant faces cachées et découvertes, en dessinant une forme que le jeu appelle le siggil. De ce sceau, les joueurs piochent tour à tour une carte accessible afin de se constituer une main. Quand se trouve révélée une carte esprit, le joueur peut en jouant une combinaison de carte, capturer cet esprit. Et même le dérober à un autre joueur ! Ce sont en effet les cartes esprits accumulées qui apportent la victoire.

La deuxième table a joué une partie de Grand Austria Hotel, un bon gros jeu de gestion dans lequel chaque joueur développe son propre hôtel dans la Vienne du XXème siècle. Pour se faire, ils doivent loger le client dans une chambre qui le sied, satisfaire son appétit en café, gâteaux, vins et strudels. Pour faire face à l’offre, le nombre de chambres va augmenter, il faudra donc embaucher du personnel. Tout en veillant à faire une bonne publicité à l’hôtel, en maintenant son influence auprès de l’empereur austro-hongrois.

Pendant que la plèbe a joué à l’aubergiste, les rois se sont naturellement lancés à la conquête de l’Espagne médiévale. El Grande n’est plus tout jeune (jeu de l’année 1996) mais c’est un jeu de majorité plein de suspens. Le but est de placer ses caballeros dans les grandes régions d’Espagne et d’être le plus nombreux sur un maximum d’entre elles, puisque c’est en étant majoritaire sur une région que l’on marque le plus de point. C’est bien sûr sans compter les actions des concurrents qui peuvent très vite renverser une situation confortable… Tilman, en bon stratège, s’est arrangé pour scorer à tous les râteliers.

A noter que l’exemplaire auquel on a joué est en allemand. En allemand. Un jeu de conquête de l’Espagne. Si si l’Europe, take that Marine!

https://www.youtube.com/watch?v=Q1P6Ml5b15I

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Ich bin español

 

Voilà pour cette semaine. Dis, tu viens mardi ?

Ludiquement, JB

Soirée du 1er décembre

Cher toi,

Mardi dernier, nous étions à peu près 11 terrés au fond du bar de la Fac. Pendant que tous les autres exultaient à manger le premier chocolat de leur calendrier de l’avent, nous, on a joué.

Les plus initiés se sont attablés autour de The Marcy case, un scénario coopératif de T.I.M.E. Stories. Les joueurs campent des héros spatio-temporels missionnés dans le passé façon Code Quantum pour sauver une petite ville américaine d’une épidémie… Un jeu de longue haleine à deux doigts du jeu de rôle, où l’on peut… Sauvegarder ! Malheur à celui qui secoue la boîte…

Code Quantum

Les joueurs de The Marcy case

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Le grand plateau

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Le système de sauvegarde a ses limites

C’est une partie de Saint Petersbourg qui a occupé la tablée voisine. Dans ce jeu basé sur des cartes, les joueurs utilisent les nobles, les artisans et les bâtiments de la Mère Patrie pour engranger roubles et points de victoire.

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Hoy!

Pendant ce temps là se déroulait une looongue partie de Seasons. Qu’est-ce ? Des bons gros dés qui font gagner des énergies élémentaires (eau, terre, feu, air, monnaie de ce jeu), différents à chaque saison que l’on traverse… Des cartes objets et animaux magiques, très joliment illustrées, que l’on aligne au fil des trois années de jeu pour gagner des avantages, des cristaux/points de victoire, bloquer les autres… Et des cartes, il y en a beaucoup, de quoi varier les stratégies en fonction de ce qu’on a, de ce qu’on pioche… Ce qui rend, c’est vrai, le jeu moins facile d’accès au début. Quoique, ça a beau être mon jeu, j’ai terminé bon dernier, bien remis en place par Benjamin et Clément !

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Benjamin rigole de ce qu’il s’apprête à nous faire subir

Il y a eu aussi Isle of Skye, jeu de placement où chaque tuile est âprement négociée par ces filous d’écossais qu’incarnent les joueurs.

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Après autant de remue méninges, on s’est portés sur des jeux rapides.

For sale, d’abord, où l’on se bat aux enchères pour récupérer les maisons de valeur (de la cabane au fond du jardin jusqu’à la station spatiale, oui oui !), que l’on revend ensuite pour toucher les plus gros chèques, parfois au bluff.

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Toi aussi entube tes locataires sur leur caution 😀

Et enfin Sushi go, restaurant japonais branché où l’on se sert dans les cartes qui tournent de mains en mains afin de faire les meilleures assortiments possibles. 2 tempuras ? Quelques makis ? Jme tente les 3 sashimis ou je collectionne les ravioles ? Un jeu plein de suspens, où tout peut se jouer au dernier tour, à l’image de la spectaculaire remontée de Luc en même temps que ma chute…

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Et BIM le dernier tour!

Bref, encore de bons moments! J’espère te voir bientôt avec nous 🙂

Ludiquement, JB