Orongo

Orongo Boîte

Cette semaine, j’ai joué à Orongo de Reiner Knizia. Le jeu est sorti en 2014 à Essen chez Ravensburger. Voici un bref compte rendu pour que vous puissiez vous en faire une idée.

Les jeux de Reiner Knizia que je connais
Oulah ! Un paquet, ma bonne dame. Il faut savoir que Knizia est l’auteur le plus prolifique de l’histoire du jeu de société. Rien que ça. Les années 1990 et le début des années 2000 ont été sa période la plus fructueuse. C’est avec lui et à cette époque que je suis devenu un joueur. Rien que ça.

Je ne citerai donc que quelques-uns de ses titres :

Curieusement, je n’ai pratiquement pas joué à ce qui est considéré comme son jeu le plus abouti, Tigre et Euphrate, je n’en dirai donc rien.

Knizia est le roi des jeux d’enchère : Medici (dépouillé, calculatoire, efficace), Modern Art (multiplie les types d’enchères, toujours calculatoire, toujours efficace), Ra (enchères avec du stop ou encore, un classique), Dream Factory (le plus fun de tous, très réussi).

Knizia est aussi le papa des coops modernes avec Le Seigneur des Anneaux servi par les magnifiques illustrations de John Howe et des mécanismes qui ne se démodent pas. J’aime pas les coops mais celui-là s’en sort bien.

Knizia, c’est aussi des perles pour 2 joueurs : Lost Cities (jeu de cartes ultra simple dont on enchaîne avec plaisir les parties), Battle Line (autre jeu de cartes, aussi stratégique que simple) ou Le seigneur des anneaux : la confrontation (superbe adaptation de Stratego).
Et il y en a bien d’autres (500 selon BGG !).

Orongo plateau
Ce que j’attendais d’Orongo

Ça faisait longtemps que je n’avais pas acheté un Knizia. Il faut dire que ses dernières productions ne présentaient plus grand intérêt. Entre les jeux pour enfants, les simples rééditions et les petits jeux commerciaux inutiles, il n’y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent. Mais la sortie de ce jeu plus consistant et l’envie de retrouver le plaisir des jeux familiaux de mon enfance m’ont poussé à le mettre au menu.

Alors, ma nostalgie serait-elle récompensée ?

Ce que j’ai eu
– Un jeu d’enchères classique
– Un thème agréable : la construction sur l’île de Pâques des moaï, ces monumentales et mystérieuses statues
– Un matériel qui laisse une impression mitigée : de belles illustrations signées Vohwinkel, de robustes statuettes en bois, des coquillages exotiques qui cherchent constamment à se faire la malle (…), des jetons en plastique transparent façon années 70, des tuiles qu’on ne distingue pas du plateau…
– Un jeu familial : rapide, pas prise de tête, sans temps mort

Orongo matos
Heureux ?
Bof, pas vraiment. On retrouve les ficelles de Knizia. Manque le renouvellement. La bonne idée du jeu, c’est la disparition progressive de la monnaie du jeu. Pour le reste, on est en terrain très connu.

Des enchères simultanées, le plus offrant paye, les autres gardent leur fric (de jolis coquillages très agaçants, qui rappellent les perles d’Abyss…), et on récupère la banque quand on ne mise rien. Les enchères donnent le droit de s’installer sur l’île en plaçant ses jetons transparents hideux sur des tuiles que l’on pioche au hasard tour après tour. Pour avoir le droit d’ériger les fameux moaï, il faut connecter entre elles des tuiles particulières. Le premier joueur à en avoir construit un certain nombre gagne.

Théoriquement, on peut bloquer les adversaires en posant ses jetons sur les emplacements qu’ils convoitent et on peut deviner où ils veulent s’installer pour estimer combien ils miseront. Mais dans les faits, on joue un peu au petit bonheur la chance et on cherche à construire ses moaï avant les autres en espérant que les tuiles dont on a besoin sortiront rapidement.

Agréable, mais pas passionnant.
Autres réflexions présentant un grand intérêt pour l’humanité
Euh, rien, la feuille blanche. Désolé, je transcenderai une autre fois. Promis.

Conclusion
Knizia sait encore faire du Knizia. Je suis rassuré. Mais peut-être suis-je aussi un peu lassé. Je continuerai à jouer à l’occasion à certaines de ses productions que j’ai citées en introduction mais je doute que le docteur aux 500 jeux réussisse encore à me surprendre à l’avenir. C’est un peu triste mais c’est aussi ça la nostalgie.

Une réflexion sur “Orongo

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